J'AI TOUCHÉ LE POÈME AVEC MES MAINS
Enfin j'ai touché le poème avec ma main, passant à travers sa fine peau avec mes dix doigts. Je n'ai pas trouvé les bosses à cause desquelles j'avais pensé, qu'elles ne m'approcheraient pas, je n'ai rien trouvé qui empêcherait la peau de coller à la peau des poèmes. Dans le passé, poème et moi, dans une maison, dormions dans une pièce, nous nous sommes assis à la table à manger, nous faisions une pause et buvions le même café, parlant de nos conditions quotidiennes . Le poème se plaint de l'abondance de métaphores qui ralentissent le rythme des voyages et de la connaissance des habitants des villes éloignées. Parfois, le poème m'appelle à partir de là, et il est bouleversé par le comportement de certains d'entre eux avec lui, surtout quand ils amènent leurs groupes de musique, et ils demandent à d'autres de danser sans connaître son humeur à ce moment-là. Certains lecteurs, me disait-il, l'ont toujours pris sous la menace d'une arme à f...