J'AI TOUCHÉ LE POÈME AVEC MES MAINS
Enfin j'ai touché le poème avec ma main, passant à travers sa fine peau avec mes dix doigts. Je n'ai pas trouvé les bosses à cause desquelles j'avais pensé, qu'elles ne m'approcheraient pas, je n'ai rien trouvé qui empêcherait la peau de coller à la peau des poèmes.Dans le passé, poème et moi, dans une maison, dormions dans une pièce, nous nous sommes assis à la table à manger, nous faisions une pause et buvions le même café, parlant de nos conditions quotidiennes
. Le poème se plaint de l'abondance de métaphores qui ralentissent le rythme des voyages et de la connaissance des habitants des villes éloignées.Parfois, le poème m'appelle à partir de là, et il est bouleversé par le comportement de certains d'entre eux avec lui, surtout quand ils amènent leurs groupes de musique, et ils demandent à d'autres de danser sans connaître son humeur à ce moment-là.Certains lecteurs, me disait-il, l'ont toujours pris sous la menace d'une arme à feu, à des trafiquants de drogue; Pour mettre ses mots sur des cartes postales et les envoyer à leurs femmes dans des villages reculés. À mon tour, je me suis plaint des sautes d'humeur qui me changeaient de temps en temps, et je m'excuse pour le poème si je le soulève davantage pendant que j'étais maniaque ou le supprime quand je suis déprimé.Mais tout au long de cette période de camaraderie, je n'ai pas remarqué que je n'avais jamais touché au poème. Sans les chansons et les dessins, je n'aurais pas connu la sensation du bois carbonisé, après chaque immense feu, que le poème s'enflamme dans ma maison puis s'en va.

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